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La mammographie : une pratique de dépistage appropriée pour les femmes du Québec


La mammographie : une pratique de dépistage appropriée pour les femmes du Québec

La semaine dernière, deux études sont parues dans les médias au sujet de la mammographie. La première provenant de la American Cancer Society (ACS) qui mentionnait que cet examen pouvait être effectué tous les deux ans au-delà de 54 ans si les femmes sont en bonne santé. Ensuite, le British Medical Journal publiait un article qui soulignait que l’efficacité des programmes de dépistage du cancer devrait se mesurer en fonction de l’effet sur la mortalité globale (toutes causes confondues) et non pas sur la réduction de la mortalité pour un cancer spécifique (Prasad et al., BMJ 2016).

Aujourd’hui, le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) publie un communiqué pour remettre les choses en perspectives. Nous vous invitons à en prendre connaissance.

En ce qui nous concerne, nous vous invitons à être prudents avec l’interprétation des différentes études qui sont publiées un peu partout dans le monde, et ce, même si elles sont utiles et importantes puisqu’elles permettent à la médecine d’évoluer.

 


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MONTRÉAL, le 21 janv. 2016 /CNW Telbec/ – Suite à la publication d’une récente étude du British Medical Journal, la Fondation du cancer du sein du Québec tient à réaffirmer sa position sur l’importance du dépistage du cancer du sein par la mammographie, dont l’objectif est de réduire la mortalité. Beaucoup des programmes implantés il y a 15 ou 20 ans, comme le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) en 1998, font aujourd’hui l’objet de nombreuses études, dont certaines remettent en cause leur efficacité, notamment chez les patientes de 40 ans et plus (Miller AB et al., BMJ 2014).

Plus récemment, une étude soulignait que l’efficacité des programmes de dépistage du cancer devrait se mesurer en fonction de l’effet sur la mortalité globale (toutes causes confondues) et non pas sur la réduction de la mortalité pour un cancer spécifique (Prasad et al., BMJ 2016).

D’abord, rappelons qu’au Québec, le PQDCS est offert aux femmes de 50 à 69 ans; le groupe d’âge pour lequel l’efficacité du dépistage par mammographie pour réduire la mortalité a été démontrée par de nombreuses études (Coldman et al., JNCI 2014). De plus, le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs ainsi que les principaux organismes de lutte contre le cancer en Amérique et en Europe continuent de recommander la mammographie pour le dépistage chez les femmes âgées de 50 à 69 ans.

La santé des femmes est au cœur de nos préoccupations et nous croyons que le dépistage par mammographie est une pratique importante dans la lutte contre le cancer du sein, particulièrement chez les femmes de 50 à 69 ans et les femmes à risque. Avec l’observation des seins et l’examen clinique, ces trois pratiques sont complémentaires et essentielles.

Soulignons également l’importance de bien informer les femmes des avantages et des inconvénients du dépistage par mammographie. À cet effet, le PQDCS fait un excellent travail et les données suivantes permettent d’illustrer les principales différences quant à l’incidence et à la mortalité par cancer du sein chez les femmes qui participent ou non à un programme de dépistage.

Estimation des effets sur 1 000 femmes
suivies pendant 20 ans

Chez 1 000 participantes

Chez 1 000 non-participantes

Nombre de femmes qui auront au moins un examen complémentaire au cours des 20 années (une mammographie additionnelle jusqu’à la biopsie)

495

325

Nombre de cancers confirmés (on trouverait 23 cancers du sein de plus grâce au dépistage)

77

54

Nombre de femmes qui décéderont d’un cancer du sein (il y aura donc 7 décès de moins par cancer du sein chez celles qui font le dépistage)

13

20

Nombre de femmes qui ont été traitées pour un cancer du sein, mais dont la vie n’était pas menacée s’il n’avait pas été traité (ce sont les surdiagnostics)

10

0

Sources : Ministère de la Santé et des Services sociaux et Institut national de santé publique du Québec

 

À notre avis, lorsqu’il est question d’une maladie qui touche 6000 nouveaux cas de cancer du sein au Québec chaque année, il est important d’optimiser les stratégies de dépistage. Pour cette raison, la Fondation contribue à un important projet de recherche, piloté par le Professeur Jacques Simard, qui mettra à la disposition des femmes et des médecins un outil permettant de déterminer le risque individuel de développer un cancer du sein et ainsi proposer aux femmes une pratique de dépistage appropriée.

Rappel des statistiques importantes :

  • 1 femme sur 9 risque de développer un cancer du sein
  • 1 femme sur 30 risque de mourir du cancer du sein
  • 400 000 mammographies sont effectuées au Québec chaque année
  • 6 000 Québécoises auront un diagnostic de cancer du sein cette année et 1 350 en mourront (estimation pour 2015)

La Fondation du cancer du sein du Québec

La Fondation du cancer du sein du Québec est le seul organisme de bienfaisance québécois entièrement consacré à la lutte contre le cancer du sein par la recherche et l’innovation, la sensibilisation, l’éducation et le soutien aux personnes atteintes de cette maladie et à leurs proches. Pour obtenir un complément d’information à ce sujet, veuillez vous rendre sur le site www.rubanrose.org.

SOURCE Fondation du cancer du sein du Québec

Renseignements : Pour plus de renseignements ou pour toute demande médiatique : Karine Théberge, Directrice, marketing et communication, Fondation du cancer du sein du Québec, 514 871-1717, poste 226, ktheberge@rubanrose.org


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Publié par Claudia Lefebvre / Publié le 21 Jan
  • #mammographie, #SavoirFaire
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